Séance chez mon psy : Vendredi 21 Août 2009

Publié le par Lufkin



Rendez vous à 16h30. J’ai expliqué à mon psy que j’étais fière de moi, que j’avais prit une bonne décision : celle de m’inscrire à un club de jeu de rôle ! Inutile que je précise qu’il était très content pour moi. Il m’a dit clairement « c’est inespéré ! Je n’aurai jamais osé te proposer un exercice pareil ! ».
Et oui, il est encore plus surpris que moi !

Nous avons beaucoup parlé de mes craintes concernant la maltraitance envers les enfants. N’ayant pas eu une enfance facile, j’ai peur de reproduire les mêmes erreurs que mes parents sur mes propres enfants.
Mon psy m’a expliqué qu’il faut soigner cette crainte. En effet, je peux reproduire le schéma sur mes enfants, mais également sur d’autres.

Par exemple, il m’a expliqué qu’une personne ayant subit des abus sexuels quand elle était jeune peut ne pas vouloir d’enfant. Dans ce cas, le problème ne se pose pas. Cependant, si son voisin subit des actes similaires, la personne en question peut ne pas être capable de s’en apercevoir et d’aller porter plainte.
Bon, c’est juste un exemple, mais le principe est le même. C’est ainsi qu’il m’a expliqué que son épouse D. (la secrétaire) a eu bien trop confiance sur le lien qui la lie avec sa propre fille et n’a pas été capable de voir les abus que celle-ci a subit par son oncle.

Bref, même si cette séance m’a beaucoup apporté, elle était loin d’être joyeuse.

Du coup, j’ai également expliqué que j’ai eu des attouchements quand j’avais 6 ans mais que je le vis bien. Enfin, pas forcement bien, mais pas mal en tout cas. Que ça n’a pas duré pendant des mois ou des années et qu’en plus, c’était avec un autre enfant de 12 ans.
Mon psy m’a expliqué que c’est moins perturbant pour moi parce que la personne m’ayant infligé ça n’était pas adulte, même s’il avait conscience de ce qu’il faisait, il y avait une partie d’innocence (chose que l’on ne trouve pas chez un adulte).

Il m’a demandé si j’avais parlé de ça à quelqu’un avant aujourd’hui. J’ai expliqué qu’Amour est au courant mais sans en connaître les détails et … Ma famille aussi en partie (le garçon en question a tout raconté à tout le monde en disant que je le forçais …).
Le psy m’a dit qu’il fallait tout de même que j’exorcise la chose, que je réussisse à en parler à mon Homme dans les détails pour commencer.
Pas facile à faire ça …

Bref, en terminant ma séance, je suis restée dans la salle d’attente à papoter avec D. Elle m’a racontée que son ex mari est parti au marché un jour. Et elle attend toujours qu’il revienne ! En fait, il était parti rejoindre sa maîtresse du moment. Comme elle était agoraphobe à cette époque, elle était incapable d’agir et d’aller le chercher.

On a également parlé de ma séance avec le psy de la MDPH et elle m’a dit que ça ne l’étonne pas du tout, que c’est un gros con et un opportuniste.

Pour terminer, elle m’a fait rire lorsqu’elle racontait que pour soigner son agoraphobie, elle tentait de voir des psy. Malheureusement, elle les trouvait toujours très mauvais, au point qu’elle se savait bien meilleure qu’eux. Et oui, même la secrétaire a suivit une formation de psy !

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